La culture conventionnelle du coton requiert 25% des pesticides mondiaux, pour une surface d’à peine 3% des terres agricoles cultivées. Cette utilisation massive de pesticides a des conséquences graves. Les producteurs s’endettent toujours plus afin de conserver le même rendement annuel, les nappes phréatiques sont polluées, les paysans font face à de graves problèmes de santé... S’ajoutent ensuite les produits chimiques employés durant tout le procédé de fabrication du vêtement, qui une fois encore pollue et altère la santé des personnes qui manipulent ces substances. Le coton bio qui privilégie l’usage exclusif de produits naturels est donc une véritable alternative, permettant le respect des personnes qui participent à la fabrication des vêtements. De plus, pour le consommateur, il procure une douceur incomparable et ne comporte aucun résidu de substance dangereuse.
Anallergique : l’absence de produits chimiques rend ce coton plus agréable pour la peau.
Non empoisonnant : il évite les nombreuses maladies contractées par les cultivateurs de coton traditionnel au contact des substances chimiques utilisées.
Economiquement viable : il évite aux petits producteurs de s’endetter en leur permettant de fabriquer eux mêmes leurs intrants (pesticides et herbicides naturels)
au lieu de les acheter aux grandes firmes internationales.
La terre se renouvelle plus facilement, elle n’est pas épuisée par la culture intensive liée aux pesticides ou aux OGM. L’absence de produits chimiques rend cette culture inoffensive pour les espèces environnantes. La non utilisation de semences OGM préserve la bio-diversité des semences traditionnelles du coton.
En avril 2005, l’association Max Havelaar France lance le premier coton équitable : des producteurs de coton d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Cameroun, Burkina Faso) rentrent dans une démarche de commerce équitable et sont certifiés par Max Havelaar. Le sens de cette nouvelle labellisation doit être précisé :
Contrairement à la majorité des produits importés, les vêtements en coton bio / coton équitable répondent à des critères de qualité, de respect du travail des salariés des pays producteurs ...
ce qui augmente leur prix de revient. Ensuite, ils ne sont pas fabriqués, ni vendus en suffisamment grande quantité pour pouvoir s’aligner sur le prix des autres produits textiles. Un exemple de décomposition de prix d’un vêtement bio:
Une chemise «non équitable» fabriquée au Népal aura un prix de revient de 12 euros, dont 1,5 euro ira au producteur, alors qu’une chemise «équitable» toujours fabriquée au Népal, aura un coût total de 20 euros, dont 3,34 euros iront au producteur. Cependant, vous trouverez dans notre boutique des articles à des prix tout à fait abordables et véritablement moins chers que certains articles de marque qui auront bénéficié de forts investissements publicitaires.
Dossier: Vêtements bio et équitables - Mieux comprendre les filières et les enjeux.